L’automobile secteur vedette de l’économie

L’automobile un secteur bien particulier.
L’automobile, c’est le moteur de la civilisation de la deuxième moitié du 20ième siècle.
Songez y ! à cause de l’automobile, on a goudronné les routes, on a tracé des autoroutes, on a étendu les villes, on a développé le transport par camions, la sidérurgie, les industries du caoutchouc, on a déplacé les milliers d’hommes pour avoir une main d’œuvre bon marché dans les usines. Mais aussi, les Français ont découvert le plaisir des embouteillages et des grandes migrations vacancières.
Si les usines robotisées d’aujourd’hui emploient moins de main d’œuvre, l’industrie automobile emploie encore directement plus de 200 000 personnes en France.
En Bourse, deux catégories, les constructeurs et les équipementiers.
L’automobile est un secteur cyclique. Les années de quasi-faillites succèdent aux années d’euphorie. Primes à la casse, primes à l’embauche ou aides aux retraites anticipées, les annonces d’aides pour la survie de tel ou tel constructeur succèdent à des rachats d’entreprises. Tantôt les constructeurs américains achètent les constructeurs français, tantôt les constructeurs français achètent les constructeurs américains ou des japonais. Ces derniers temps, ce sont les Chinois qui animent le marché. La réussite d’un modèle en Chine booste les bénéfices. Le rachat partiel de Peugeot par des fonds chinois booste l’action d’une entreprise que l’on considérait presque comme en faillite.
Pour les deux constructeurs de la bourse française, donc, histoire boursière à suspense garantie.
Pour les équipementiers, c’est un peu différent. Contraints par la faiblesse des marges dégagées en France soit à des fusions, soit à l’ouverture vers les marchés étrangers, les grands équipementiers français sont maintenant présents sur tous les marchés automobiles et profitent des énormes marchés des « pays émergents ».
Pour le début du 21ième siècle, la bagnole est toujours d’actualité : la production mondiale de véhicules est passée de 58 millions de véhicules en l’an 2000 à près de 87 millions en 2013.
Mais des menaces sérieuses pèsent sur la civilisation automobile. Que ce soit le coût ou les réserves limitées du pétrole, les limites imposées aux pollutions, les changements sociaux qui n’exaltent plus « la bagnole » individuelle, bien des évolutions peuvent encore se produire.

Pour en savoir plus, un lien vers le rapport annuel du syndicat des automobiles,
La liste des principales sociétés cotées du secteur avec les performances enregistrées cette année.

Pour en savoir plus, lisez le rapport annuel du comité des constructeurs français d’automobile, un gros rapport plein de chiffres à télécharger

Et pour ceux qui investissent, voici les performances 2015 des entreprises du secteur!

Libellé Dernier Var/1janv
FAURECIA 34.875 12.81%
MGI COUTIER 14.33 23.11%
MICHELIN NOM. 89.64 19.09%
MONTUPET 69.69 4.88%
PEUGEOT 17.875 74.90%
PLASTIC OMNIUM 25.880 14.44%
PLASTIVALOIRE 62.48 78.51%
RENAULT 84.03 38.82%
VALEO 120.95 16.75%

Et oui, deux actions ont fait plus de 75% de croissance … plus de 50 ans de livret A!

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