Ubérisation où la fin des salariés

Plusieurs articles parus récemment montrent que le travail salarié pourrait disparaître dans un avenir pas si lointain, grâce à l’utilisation des technologies de communication. Pour la plupart des services, une centrale de mise en relation directe entre l’usager et le prestataire se substituerait à l’entreprise de service. Spéculation, pas si on en croit les articles qui montrent que le phénomène est déjà bien avancé dans certains domaines.
• Plutôt que d’appeler un taxi professionnel, appelez Uber !
• Plutôt que de prendre le train ou louer une voiture, appelez blablacar !
• A l’agence de voyage, préférez …
• Pour refaire les peintures, …
• Bientôt, la Banque,
• Adieu l’école, vive les MOOCs
• Mon coiffeur à domicile…
• et bien sûr l’âme sœur ou la compagnie d’un soir…
• pour la publicité, oubliez les agences, pensez à Google
• et pour le reste, regardez « au bon coin »…

dans la presse, à la radio, ou dans la presse

Les conséquences et la rapidité de la mutation ne sont pas faciles à évaluer. Plus il y aura de gens au chômage disposés et capables d’assurer des services, plus il y aura de services proposés à des tarifs attrayants. La limite du système se trouvera dans la qualité des services assurés, dans la capacité à éviter les escrocs (isolés ou en organisation) et dans le degré de confiance ou de méfiance des usagers. Gageons qu’aux engouements du début, après quelques rumeurs malveillantes et quelques beaux scandales, un équilibre se fera.
Serons nous tous entre les mains des « centrales de relation ? »
Si l’on analyse du point de vue mutualiste, on peut par contre imaginer qu’un groupe, sur une base régionale, politique, confessionnelle, générationnelle ou autre devienne un groupe de confiance qui s’assure une autonomie de services de façon interne au groupe. Pour souder le groupe et le rendre étanche aux sollicitations externes, il suffit que les échanges de services s’effectuent dans une unité de compte interne au groupe.
On reviendrait alors à un mode d’échange très proche de ce qui existait au Moyen-âge. Peut-être même reverra-t-on des changeurs qui rachèteront vos unités de compte parisiennes pour les transformer en « Paca currency » ou en « sel d’occitanie ».
On verrait alors, en contrepoint à la mondialisation l’émergence d’une néo-régionalisation qui ringarderiserait les grands monopoles internationaux.

Cette entrée a été publiée dans Economie, innovation. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>